Aujourd’hui c’est moi P’tit Q, j’ai 5 ans et je vais vous dire comment j’arrive à faire tourner mes parents en bourrique.
Pour obtenir ce que je veux j’ai mis au point quelques techniques qui ont fait leurs preuves. Florilège…
La première et la plus simple c’est de me servir, c’est moi qui décide en somme. Quand je veux un gâteau et bien direction le placard et je me sers. L’idée c’est de ne pas me faire griller par mes parents jusqu’à ce que j’en ai croqué un. Après pas d’autre choix pour eux que de me laisser le finir.
La suivante est la négociation. Pour celle-ci je n’ai pas eu besoin de faire grand chose si ce n’est de la tourner à mon avantage. Le principe de la négociation c’est papa ou maman me dise « si tu ranges ta chambre, tu pourras regarder la tv avant manger » ou « si tu es sage dans le magasin, tu auras un bonbon ou un jouet » Bref, ils ont l’impression d’avoir un moyen de contrôle sur moi. Mais finalement je finis par le détourner parce que je me suis rendu compte que souvent, même si je ne suis pas un ange de bout en bout, j’ai droit a avoir une « récompense ». Mais depuis quelques temps maman me dit qu’elle n’est pas marchand de tapis et elle négocie de moins en moins. Mais peu importe j’ai d’autres armes dans mon arsenal.
Mon préféré le Caprice. Celui a été ma stratégie la plus payante jusqu’ici. Taper du pied par terre, boudage, renfrognage, « JE VEUX…. », pleurs, « T’ES MECHANT(E) ». je sais que vous aussi vous le maîtriser parfaitement. A 3 ans, j’étais le maître incontesté des caprices et puis avec le temps mes parents sont devenus de plus en plus allergiques et intolérants avec mes caprices. Il m’a donc fallu adopter d’autres stratégies.
La devise de celle-ci est Diviser pour mieux régner. Lorsque je veux quelque chose, je commence par aller voir maman. Pas qu’elle cède plus à mes jolis yeux doux mais je suis galant alors voilà… Mais lorsqu’elle ne veut pas céder, j’ai compris qu’il fallait aller voir papa. Et là, j’ai le choix soit je lui demande de la même façon qu’à maman et je vois ce qu’il dit. Soit je me sers des arguments de maman pour amener mon papa à céder. Machiavélique n’est-ce pas!
Mais là où je me régale, c’est lorsque je sens qu’ils ne sont pas vraiment d’accord. Je me faufile dans la brèche et bien sûr je soutiens celui ou celle qui abonde dans mon sens. Et une fois que c’est dans la poche hop! Je me lance dans la négoc’ ou le caprice ou l’auto-service.
Voici mes techniques les plus populaires de « je fais ce que je veux ». Je vous laisse je dois aller négocier le rangement de ma chambre. @+
PS: Une petite dernière : attaquer quand leurs défenses sont au plus bas. Le matin au réveil première attaque pour la télé. Il fut un temps où ça marchait bien, ils étaient suffisamment fatigués pour ne pas avoir envie de se lever et se mettre tout de suite dans le bain de leur longue journée. En plus je programme ce genre d’attaque vers 6h du mat’ (l’heure du laitier) où je suis sûr de les sortir de leur sommeil profond. Donc peu de ripostes!
L’autre moment propice c’est le soir après leur journée de travail. Là aussi je déploie mon arsenal mais j’y ajoute la folie dû à la fatigue et bim! ça marche enfin presque.

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